Facturation électronique : le compte à rebours est lancé
L'échéance approche. Si la réforme de la facturation électronique est souvent perçue comme une contrainte réglementaire de plus, elle représente en réalité un tournant stratégique. Pour les organisations, l’enjeu est désormais de transformer cette obligation en un levier de performance opérationnelle et financière.
Les fondamentaux de la réforme : bien plus qu'une numérisation
Dès cette année, la France alignera ses standards sur les modèles internationaux pour lutter contre la fraude à la TVA et réduire les délais de paiement. Cette loi généralise la dématérialisation à l’ensemble des transactions interentreprises (B2B).
Concrètement, l'obligation ne s'arrête pas à l'envoi d'un simple email ou d'un PDF. Les entreprises devront émettre et recevoir des factures dans des formats structurés, tels que Factur-X, UBL et CII, et transmettre leurs données de transactions (e-reporting) à l’administration fiscale. L’enjeu est de taille : il ne s'agit plus de scanner un document, mais de garantir la fiabilité de la donnée commerciale dès sa création pour éviter tout blocage de flux.
Le calendrier opérationnel : qui doit faire quoi et quand ?
Pour ne pas subir la réforme, il est impératif d'intégrer les étapes clés du déploiement :
14 janvier 2026 : Le choix des outils
L’État lève ses réserves sur les premières Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP). C'est le moment de valider votre partenaire technique pour lancer les tests d'intégration avec votre CRM ou vos outils de vente.
Février 2026 : La phase pilote
L’État teste l'interopérabilité des systèmes. C'est l'occasion pour les entreprises les plus avancées de sécuriser leurs flux avant l'obligation légale.
1er septembre 2026 : La première échéance clé
- Réception : Toutes les entreprises (TPE, PME, ETI et grandes entreprises) doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques.
- Émission : L'obligation d'émettre des factures dématérialisées et de réaliser le e-reporting s'applique aux grandes entreprises et aux ETI.
1er septembre 2027 : La généralisation
L'obligation d'émission s'étend aux PME et micro-entreprises.
Quels impacts concrets sur vos métiers ?
Cette réforme n’est pas qu’un sujet comptable ou informatique, elle bouscule le quotidien de vos départements :
- Équipes commerciales : la donnée au cœur du devis. La rigueur ne s'applique plus seulement à la comptabilité, mais dès l'offre commerciale. Si un code produit est erroné ou si une remise est mal configurée dans votre système, la facture sera automatiquement rejetée par le portail de l'État. Ce rejet technique bloque immédiatement le processus de paiement et est susceptible d’impacter négativement la relation client.
- Équipes finance & opérations : un pilotage en temps réel. Le suivi des factures devient instantané. Le statut n’est plus incertain, vous savez en temps réel si une facture est déposée, approuvée ou rejetée. Pour les équipes opérationnelles, cela signifie la fin des relances manuelles chronophages et une gestion des litiges dès la livraison, évitant ainsi les goulots d'étranglement en fin de mois. Cette visibilité permet d'optimiser directement votre besoin en fonds de roulement (BFR).
Le changement de paradigme selon votre structure
- Pour une TPE : Passer des factures papier ou des modèles sur Excel/Word et simples PDF à une saisie structurée pour éviter que chaque facture ne devienne un rejet administratif.
- Pour une PME : Automatiser la réconciliation entre le bon de commande et la facture, une étape qui devient critique pour maintenir la fluidité des encaissements.
- Pour une ETI : Intégrer les flux de facturation complexes (multi-filiales, contrats cadres) aux plateformes de l'État sans rupture de la chaîne de données.
- Pour une grande entreprise : Centraliser des volumes de transactions massifs tout en harmonisant les processus de facturation entre les différentes entités, souvent soumises à des contraintes de e-reporting internationales.
Plan d'action : vos priorités dès aujourd'hui
Pourquoi agir maintenant alors que l'obligation est pour septembre ? Parce que la mise en conformité technique de vos workflows de vente et la mise à jour de vos bases tiers (clients et fournisseurs) prennent en moyenne plusieurs mois. Voici donc les principales actions à lancer dès à présent :
1.Auditer la qualité de vos données tiers : Un SIRET manquant ou un numéro de TVA erroné rendra l'envoi de votre facture impossible. Commencez par nettoyer vos bases de données clients et fournisseurs.
2.Repenser vos workflows de validation : Éliminez les circuits de validation manuels ou par email. Automatisez les contrôles de conformité pour réduire les erreurs humaines et accélérer le cycle d'encaissement.
3.Sensibiliser et former vos équipes : La facturation électronique demande de nouveaux réflexes. Formez vos collaborateurs aux nouveaux formats et à la gestion du e-reporting.
4.Sécuriser l'archivage légal : Assurez-vous que votre future solution garantit l'intégrité et l'accessibilité de vos pièces sur toute la durée légale de conservation (10 ans).
Transformer l'obligation légale en levier d'efficacité avec Conga
Pour transformer cette contrainte réglementaire en levier de croissance, Conga propose une approche métier qui sécurise votre cycle de revenus de bout en bout. L'enjeu est de fiabiliser la donnée à la source pour que le flux transmis aux plateformes de dématérialisation (PDP) soit parfaitement exploitable et conforme.
- Conformité dès la création du devis avec Conga CPQ : En guidant vos commerciaux vers les bons produits et les configurations tarifaires validées, vous produisez des données structurées dès l’offre commerciale. Grâce à l’alignement de vos devis sur les exigences des formats Factur-X ou UBL à l'origine, vous éliminez les risques de rejet par le portail de l'État pour incohérence de saisie.
- Fiabilisation contractuelle avec Conga CLM : La facture doit refléter l'engagement contractuel. Conga CLM automatise l'extraction des termes du contrat pour garantir que chaque facture émise respecte strictement les accords signés. Cette synchronisation est la clé du e-reporting : elle assure que les informations transmises à l'administration sont fiables, ce qui limite le risque de litiges et accélère vos encaissements.
- Productivité avec Conga Composer : La réforme impose des formats de documents techniques et stricts. Conga Composer génère vos factures structurées directement depuis vos outils de gestion, en y intégrant les mentions légales et les métadonnées obligatoires requises par la réglementation. Cette automatisation réduit ainsi la charge administrative et simplifie l’envoi des données de e-reporting sans risque de double saisie.
- Réactivité et traçabilité avec Conga Sign : Au-delà de la validation commerciale, la signature électronique authentifie l’engagement. Avec Conga Sign, vous sécurisez vos accords de manière conforme et déclenchez le flux de facturation immédiatement après la signature. Vous garantissez ainsi une piste d'audit fiable et une traçabilité de la transaction de bout en bout, un prérequis essentiel face aux nouvelles exigences.
Plus qu’une simple mise en conformité, cette réforme offre l’opportunité de moderniser durablement votre gestion commerciale. En automatisant vos processus dès maintenant, vous protégez vos flux de trésorerie tout en gagnant l'agilité nécessaire pour aborder 2026 avec sérénité.
Pour identifier vos chantiers prioritaires, nos équipes vous accompagnent dans le diagnostic de votre chaîne de facturation. Contactez un expert Conga pour définir ensemble votre trajectoire de transition.